وَقَالَ لِفِتْيٰنِهِ اجْعَلُوْا بِضَاعَتَهُمْ فِيْ رِحَالِهِمْ لَعَلَّهُمْ يَعْرِفُوْنَهَآ اِذَا انْقَلَبُوْٓا اِلٰٓى اَهْلِهِمْ لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُوْنَ
wa qāla lifityānihij‘alū biḍā‘atahum fī riḥālihim la‘allahum ya‘rifūnahā iżanqalabū ilā ahlihim la‘allahum yarji‘ūn(a).
Il (Joseph) dit à ses serviteurs : « Remettez leurs marchandises dans leurs sacs, afin qu’ils les découvrent lorsqu’ils retourneront auprès de leur famille ; peut-être reviendront-ils. »
فَلَمَّا رَجَعُوْٓا اِلٰٓى اَبِيْهِمْ قَالُوْا يٰٓاَبَانَا مُنِعَ مِنَّا الْكَيْلُ فَاَرْسِلْ مَعَنَآ اَخَانَا نَكْتَلْ وَاِنَّا لَهٗ لَحٰفِظُوْنَ
falammā raja‘ū ilā abīhim qālū yā abānā muni‘a minnal-kailu fa arsil ma‘anā akhānā naktal wa innā lahū laḥāfiẓūn(a).
Lorsqu’ils revinrent auprès de leur père, ils dirent : « Ô notre père ! On nous refuse désormais les provisions (si nous n’amenons pas notre frère). Laisse notre frère venir avec nous pour que nous obtenions des provisions, et nous le protégerons. »
وَلَمَّا فَتَحُوْا مَتَاعَهُمْ وَجَدُوْا بِضَاعَتَهُمْ رُدَّتْ اِلَيْهِمْۗ قَالُوْا يٰٓاَبَانَا مَا نَبْغِيْۗ هٰذِهٖ بِضَاعَتُنَا رُدَّتْ اِلَيْنَا وَنَمِيْرُ اَهْلَنَا وَنَحْفَظُ اَخَانَا وَنَزْدَادُ كَيْلَ بَعِيْرٍۗ ذٰلِكَ كَيْلٌ يَّسِيْرٌ
wa lammā fataḥū matā‘ahum wajadū biḍā‘atahum ruddat ilaihim, qālū yā abānā mā nabgī, hāżihī biḍā‘atunā ruddat ilainā wa namīru ahlanā wa naḥfaẓu akhānā wa nazdādu kaila ba‘īr(in), żālika kailuy yasīr(un).
Lorsqu’ils ouvrirent leurs bagages, ils trouvèrent que leurs marchandises leur avaient été rendues. Ils dirent : « Ô notre père ! Que voulons-nous de plus ? Nos marchandises nous ont été rendues. Nous pourrons nourrir notre famille, protéger notre frère et obtenir une charge supplémentaire, celle d’un chameau. C’est une chose facile (pour le roi d’Égypte). »
وَلَمَّا دَخَلُوْا عَلٰى يُوْسُفَ اٰوٰٓى اِلَيْهِ اَخَاهُ قَالَ اِنِّيْٓ اَنَا۠ اَخُوْكَ فَلَا تَبْتَىِٕسْ بِمَا كَانُوْا يَعْمَلُوْنَ
wa lammā dakhalū ‘alā yūsufa āwā ilaihi akhāhu qāla innī akhūka falā tabta'is bimā kānū ya‘malūn(a).
Lorsqu’ils entrèrent chez Joseph, il accueillit son frère (Benjamin) auprès de lui et dit : « Je suis ton frère, ne sois pas affligé de ce qu’ils ont fait. »
فَلَمَّا جَهَّزَهُمْ بِجَهَازِهِمْ جَعَلَ السِّقَايَةَ فِيْ رَحْلِ اَخِيْهِ ثُمَّ اَذَّنَ مُؤَذِّنٌ اَيَّتُهَا الْعِيْرُ اِنَّكُمْ لَسٰرِقُوْنَ
falammā jahhazahum bijahāzihim ja‘las-siqāyata fī raḥli akhīhi ṡumma ażżana mu'ażżinun ayyatuhal-‘īru innakum lasāriqūn(a).
Lorsqu’il eut préparé leurs provisions, il plaça la coupe dans le sac de son frère. Puis un crieur cria : « Ô caravane ! Vous êtes des voleurs ! »
قَالُوْا نَفْقِدُ صُوَاعَ الْمَلِكِ وَلِمَنْ جَاۤءَ بِهٖ حِمْلُ بَعِيْرٍ وَّاَنَا۠ بِهٖ زَعِيْمٌ
qālū nafqidu ṣuwā‘al-maliki wa liman jā'a bihī ḥimlu ba‘īriw wa ana bihī za‘īm(un).
Ils répondirent : « Nous avons perdu la coupe du roi. Celui qui la ramènera recevra (des provisions équivalant à) la charge d’un chameau, et je m’en porte garant. »
قَالُوْا فَمَا جَزَاۤؤُهٗٓ اِنْ كُنْتُمْ كٰذِبِيْنَ
qālū famā jazā'uhū in kuntum kāżibīn(a).
Ils (ceux qui accusaient) dirent : « Mais quelle sera la sanction si vous mentez ? »
قَالُوْا جَزَاۤؤُهٗ مَنْ وُّجِدَ فِيْ رَحْلِهٖ فَهُوَ جَزَاۤؤُهٗ ۗ كَذٰلِكَ نَجْزِى الظّٰلِمِيْنَ
qālū jazā'uhū maw wujida fī raḥlihī fa huwa jazā'uh(ū), każālika najziẓ-ẓālimīn(a).
Ils répondirent : « La sanction sera que celui dans le sac duquel on trouvera (la coupe) sera lui-même la sanction. Ainsi punissons-nous les injustes. »
فَبَدَاَ بِاَوْعِيَتِهِمْ قَبْلَ وِعَاۤءِ اَخِيْهِ ثُمَّ اسْتَخْرَجَهَا مِنْ وِّعَاۤءِ اَخِيْهِۗ كَذٰلِكَ كِدْنَا لِيُوْسُفَۗ مَا كَانَ لِيَأْخُذَ اَخَاهُ فِيْ دِيْنِ الْمَلِكِ اِلَّآ اَنْ يَّشَاۤءَ اللّٰهُ ۗنَرْفَعُ دَرَجٰتٍ مَّنْ نَّشَاۤءُۗ وَفَوْقَ كُلِّ ذِيْ عِلْمٍ عَلِيْمٌ
fa bada'a bi'au‘iyatihim qabla wi‘ā'i akhīhi ṡummastakhrajahā miw wi‘ā'i akhīh(i), każālika kidnā liyūsuf(a), mā kāna liya'khuża akhāhu fī dīnil-maliki illā ay yasyā'allāh(u), narfa‘u darajātim man nasyā'(u), wa fauqa kulli żī ‘ilmin ‘alīm(un).
Il (Joseph) commença à fouiller leurs sacs avant celui de son frère, puis il trouva (la coupe) dans le sac de son frère. C’est ainsi que Nous avons arrangé (ce plan) pour Joseph. Il n’aurait pas pu retenir son frère selon la loi du roi, sauf si Allah l’avait voulu. Nous élevons en degré qui Nous voulons ; et au-dessus de tout savant, il y a un plus savant.
۞ قَالُوْٓا اِنْ يَّسْرِقْ فَقَدْ سَرَقَ اَخٌ لَّهٗ مِنْ قَبْلُۚ فَاَسَرَّهَا يُوْسُفُ فِيْ نَفْسِهٖ وَلَمْ يُبْدِهَا لَهُمْۚ قَالَ اَنْتُمْ شَرٌّ مَّكَانًا ۚوَاللّٰهُ اَعْلَمُ بِمَا تَصِفُوْنَ
qālū iy yasriq faqad saraqa akhul lahū min qabl(u), fa asarrahā yūsufu fī nafsihī wa lam yubdihā lahum, qāla antum syarrum makānā(n), wallāhu a‘lamu bimā taṣifūn(a).
Ils dirent : « S’il a volé, un de ses frères avait déjà volé auparavant. » Joseph cacha son ressentiment en lui-même et ne le leur montra pas. Il dit (en son for intérieur) : « Votre position est encore pire. Allah sait mieux ce que vous décrivez. »
قَالَ مَعَاذَ اللّٰهِ اَنْ نَّأْخُذَ اِلَّا مَنْ وَّجَدْنَا مَتَاعَنَا عِنْدَهٗٓ ۙاِنَّآ اِذًا لَّظٰلِمُوْنَ ࣖ
qāla ma‘āżallāhi an na'khuża illā maw wajadnā matā‘anā ‘indah(ū), innā iżal laẓālimūn(a).
Il (Joseph) dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah à l’idée de retenir quelqu’un d’autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien. Si nous faisions cela, nous serions des injustes. »
فَلَمَّا اسْتَيْـَٔسُوْا مِنْهُ خَلَصُوْا نَجِيًّاۗ قَالَ كَبِيْرُهُمْ اَلَمْ تَعْلَمُوْٓا اَنَّ اَبَاكُمْ قَدْ اَخَذَ عَلَيْكُمْ مَّوْثِقًا مِّنَ اللّٰهِ وَمِنْ قَبْلُ مَا فَرَّطْتُّمْ فِيْ يُوْسُفَ فَلَنْ اَبْرَحَ الْاَرْضَ حَتّٰى يَأْذَنَ لِيْٓ اَبِيْٓ اَوْ يَحْكُمَ اللّٰهُ لِيْۚ وَهُوَ خَيْرُ الْحٰكِمِيْنَ
falammastai'asū minhu khalaṣū najiyyā(n), qāla kabīruhum alam ta‘lamū anna abākum qad akhaża ‘alaikum mauṡiqam minallāhi wa min qablu mā farrattum fī yūsufa falan abraḥal-arḍa ḥattā ya'żana lī abī au yaḥkumallāhu lī, wa huwa khairul-ḥākimīn(a).
Lorsqu’ils désespérèrent de le convaincre, ils se retirèrent pour délibérer en privé. L’aîné d’entre eux dit : « Ne savez-vous pas que votre père a pris de vous un serment au nom d’Allah, et qu’auparavant vous avez manqué à votre devoir envers Joseph ? Je ne quitterai pas ce pays tant que mon père ne m’y autorisera pas ou qu’Allah ne décide pour moi. Il est le meilleur des juges.
اِرْجِعُوْٓا اِلٰٓى اَبِيْكُمْ فَقُوْلُوْا يٰٓاَبَانَآ اِنَّ ابْنَكَ سَرَقَۚ وَمَا شَهِدْنَآ اِلَّا بِمَا عَلِمْنَا وَمَا كُنَّا لِلْغَيْبِ حٰفِظِيْنَ
irji‘ū ilā abīkum fa qūlū yā abānā innabnaka saraq(a), wa mā syahidnā illā bimā ‘alimnā wa mā kunnā lil-gaibi ḥāfiẓīn(a).
Retournez auprès de votre père et dites : « Ô notre père ! Ton fils a volé. Nous ne témoignons que de ce que nous savons, et nous ne connaissons pas l’invisible.
وَسْـَٔلِ الْقَرْيَةَ الَّتِيْ كُنَّا فِيْهَا وَالْعِيْرَ الَّتِيْٓ اَقْبَلْنَا فِيْهَاۗ وَاِنَّا لَصٰدِقُوْنَ
was'alil-qaryatal-latī kunnā fīhā wal-‘īral-latī aqbalnā fīhā, wa innā laṣādiqūn(a).
Demande aux habitants de la ville où nous étions et à la caravane avec laquelle nous sommes venus. Nous disons la vérité. »